De retour à Saint-Denis en VTC après avoir restitué notre maison temporaire hier, nous nous rendons ce matin à l’usine de la bière Dodo, située sur la rive gauche de la rivière de Saint-Denis, où nous avions pris rendez-vous pour une visite lors de notre arrivée sur l’île.
Nous passons en contrebas de l’église Notre-Dame de la Délivrance de style gothique toscan :
L’Irlandais Vernon King Stevenson décide en 1962 de créer une brasserie dans l’île. Il fait appel à un maître brasseur allemand Gerhard Avanzini qui va concevoir en secret la recette de la Dodo Pils, une bière blonde légère adaptée au climat tropical, qui est commercialisée l’année suivante. Bien qu’elle soit rebaptisée Bière Bourbon en 1970, les Réunionnais, qui y ont vraiment pris goût, continuent à la nommer Dodo. En 1946, Heineken acquiert 51% du capital. Outre le siège à Saint-Denis, l’entreprise compte 3 autres sites sur l’île (2 à Sainte-Marie, 1 à Saint-Pierre), avec 250 à 499 salariés au total. L’usine est maintenant moderne et automatisée, ce qui a conduit à des licenciements et à de graves événements en 2005 (un salarié licencié 2 ans auparavant a tiré sur le directeur général et le directeur financier de l’entreprise).



Après concassage du riz et du malt d’orge, ceux-ci sont mélangés à de l’eau et de la levure de bière dans une cuve d’empâtage de façon à obtenir la maïsche, qui est chauffée lors du brassage. Ceci permet d’obtenir le moût (un jus sucré), qui est filtré de façon à éliminer les éléments insolubles du malt , la drêche, utilisée en alimentation animale.

Le moût est chauffé avec le houblon, transféré dans des cuves de fermentation et refroidi. Les levures vont permettre la production d’alcool, de gaz carbonique et d’arômes. Les dernières étapes sont la maturation (dans des cuves inox), la filtration (les levures sont récupérées et réutilisées 3 ou 4 fois) et enfin le conditionnement en bouteilles ou en fûts, à froid et sous pression. 65 000 à 70 000 litres sont produits par an. Partout sur l’île « La Dodo lé la ». Elle est exportée en métropole où elle n’est sans doute pas aussi populaire.

J’avoue avoir posé des questions un peu trop professionnelles à notre guide…
Le groupe s’est diversifié et produit aussi des boissons alcoolisées et non alcoolisées pour de grandes marques (Coca-Cola, Orangina…). Dans cette zone, les photos sont interdites.

A notre retour en métropole après plus de 11 heures de vol de nuit, Notre-Dame de Paris a bien triste mine.

Bise


















































